On est encore en hiver.
Mais on le sent : le soleil revient, l’air est plus doux, et on a envie de plats chauds… sans être lourds.
Cette semaine, on change de registre : ce n’est pas Valentine aux fourneaux.
Cette recette nous vient d’une belle rencontre avec Figures de Côte, le magazine qui raconte la Côte d’Opale au rythme des saisons. Pour ce numéro, Isabelle Hay, sa rédactrice en chef, a troqué son rôle d’éditrice pour une cuillère en bois.
Le résultat : un minestrone de saison, doux, léger, réconfortant.
Des légumes d’hiver, des haricots blancs des Hauts-de-France, et, à la fin, notre rouget barbet juste saisi, la peau croustillante, la chair nacrée.
Et pour donner au plat “sa tenue” : du pain d’engrain (petit épeautre) signé Au Gré des Blés, à Montreuil-sur-Mer et au Touquet.
En savoir plusIl paraît que l’hiver a plié bagage sur la Côte d’Opale.
Alors Valentine a fait sa valise.
Direction le nord. Le vrai. Celui où l’air pique les joues et où la mer fume au petit matin. La voilà à flâner sur le port de Bergen, entre les maisons colorées et les bateaux de pêche encore chargés d’écume. Ici, le saumon n’est pas une promesse marketing. C’est une évidence.
Dans une petite cuisine aux fenêtres embuées, Valentine a appris la recette que tout le monde connaît là-bas : une soupe au saumon, crémeuse, douce, enveloppante. Des pommes de terre pour le velours, des carottes pour la douceur, de l’aneth pour la fraîcheur, et cette crème qui fait oublier le froid.
Une soupe qui réchauffe les mains autant que le cœur.
Une soupe qu’on mange en regardant la mer grise devenir bleue.
Valentine vous la rapporte dans ses valises.
En savoir plusVoici une recette qui fait voyager dès la première bouchée.
Des Saint-Jacques fondantes, relevées d’une pointe de piment et de gingembre, glissées dans une pâte à raviole du commerce, puis poêlées ou vapeur…
Un petit dim sum marin, parfait pour célébrer le Nouvel An avec panache.
Les crevettes ont ce don rare : en quelques minutes, elles se transforment en plat de fête.
Ici, Valentine les enrobe d’une sauce teriyaki maison, brillante, caramélisée, presque irrésistible.
C’est rapide, gourmand, et cela fait toujours son petit effet.
Le loup se prête merveilleusement aux saveurs asiatiques : une chair fine, délicate, qui adore les sauces sucrées-salées.
Ici, Valentine le laque doucement au four avec une marinade aux accents de soja, miel et gingembre.
À côté, une salade croquante de chou chinois vient réveiller le tout, comme une bouchée de fraîcheur.